Les startups françaises ont réalisé 8,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'export en 2025, en hausse de 13,8 %, selon l'étude annuelle de la Banque de France sur la situation financière des jeunes entreprises innovantes.
Les startups françaises ont réalisé l'an dernier 8,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'export, selon les données publiées le 25 septembre 2026 par la Banque de France. Les ventes à l'international progressent de 13,8 % sur un an et représentent désormais 28,7 % du chiffre d'affaires de l'échantillon étudié — une dynamique export nettement plus soutenue que la croissance globale de l'activité.
Une activité qui progresse plus vite que le reste de l'économie
L'étude annuelle de la Banque de France sur la situation financière des startups françaises s'appuie sur les comptes de 2 640 startups disponibles pour les exercices 2024 et 2025. Le constat central : l'écosystème résiste au resserrement du capital-risque et continue de croître nettement plus vite que le reste du tissu économique.
En 2025, le chiffre d'affaires cumulé des startups étudiées atteint 29,7 milliards d'euros, en hausse de 11,6 % sur un an — contre seulement 1,5 % pour les PME (hors microentreprises) et 1,2 % pour les ETI sur la même période. La valeur ajoutée progresse de 16,2 %, à 9,3 milliards d'euros, et représente désormais 31,3 % du chiffre d'affaires (contre 30,1 % en 2024).
L'export, moteur de la croissance
C'est sur le volet international que la dynamique est la plus marquée : les ventes à l'exportation augmentent de 13,8 % pour atteindre 8,5 milliards d'euros, une progression supérieure à celle du chiffre d'affaires global (+11,6 %). L'export pèse désormais 28,7 % du chiffre d'affaires de l'échantillon, confirmant que les jeunes entreprises innovantes s'internationalisent plus vite qu'elles ne croissent sur leur seul marché domestique.
Les pertes d'exploitation reculent pour la deuxième année consécutive
L'autre enseignement majeur de l'étude porte sur la rentabilité : le déficit opérationnel agrégé recule de 9,2 % pour s'établir à 3,29 milliards d'euros, après une première baisse de 17 % en 2024. Résultat, 39,8 % des startups affichent désormais un résultat d'exploitation positif, contre 37,5 % un an plus tôt, et le poids des pertes dans le chiffre d'affaires tombe à 12,3 %, contre 16,5 % en 2023.
Les effectifs progressent également de 2,2 %, pour atteindre près de 120 900 salariés, avec des hausses particulièrement marquées chez les fintechs (+9 %) et dans l'industrie (+6 %). L'étude consacre aussi un focus aux 271 startups deeptech de l'échantillon, dont la valeur ajoutée bondit de 37,5 % à 504 millions d'euros, avec des trajectoires contrastées selon les secteurs.
Un financement plus sélectif
Ce redressement intervient dans un contexte de financement plus contraint : les levées de fonds reculent à 7,4 milliards d'euros (-5 % en montant, -15 % en nombre d'opérations, selon le baromètre EY du capital-risque). Les capitaux propres cumulés progressent légèrement (+0,9 %, à 17,9 milliards d'euros) tandis que la trésorerie recule de 3,9 % à 11,1 milliards. La dette bancaire reste une source de financement largement mobilisée : 86,6 % des startups de l'échantillon y ont recours, pour un encours total quasi stable de 5,9 milliards d'euros.
Pour Lise Gandrille-Talarico, correspondante nationale de la Banque de France pour l'accompagnement des entreprises : « À travers cette étude, la Banque de France met ses données exclusives au service d'une meilleure compréhension de la situation financière des start-up, en cohérence avec l'un des axes de son plan stratégique : porter sur l'économie une voix indépendante, légitime et souveraine ».
La Banque de France rappelle également son rôle d'accompagnement de l'écosystème via ses 20 correspondants startup régionaux, qui mènent chaque année environ 800 entretiens de cotation et 350 accompagnements auprès de plus de 2 200 jeunes entreprises innovantes. Les résultats complets de l'étude seront présentés le 13 octobre 2026 lors d'une rencontre des acteurs de l'innovation organisée au siège de la Banque de France.
Ce que ça confirme pour les startups en expansion internationale
Cette progression de 13,8 % des ventes export illustre une tendance que nous observons chez nos clients exportateurs : l'international n'est plus une option tardive pour les jeunes entreprises innovantes, mais un axe de croissance activé tôt, souvent avant même la rentabilité d'exploitation. Structurer sa visibilité et sa prospection sur ses marchés cibles devient alors aussi stratégique que le développement produit — c'est précisément l'enjeu que notre pipeline commercial export Exportik adresse pour les PME et startups qui veulent accélérer sur de nouveaux marchés sans construire une équipe export complète en interne.
Source : Banque de France — communiqué de presse du 25 septembre 2026